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UrShulgi

Mecamorphosis : mais qui est donc quoi que qui comment

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Bien, bien, bien...

J'aime bien les petites bêtes, j'aime bien les gros mécha, j'aime bien la pseudo-science (nullement péjoratif). Ça, c'est posé.

J'aime moins le post apo classique. Mais du Horizon, par exemple, ne rentre pas dans mes critères de "classique".

En jdr, j'aurais certainement du mal à gérer. Mais d'un autre côté, j'ai pris un Numenera pour la lecture.

 

Pour l'instant Mono nous a habitué à de la fig et il y a déjà du monde qui s'aligne. ^^

Donc on part sur un concept "avec figs". Mais un développement global (comme c'était dans les tuyaux) me va bien. C'est juste que je n'ai pas été habitué (redit).

 

Le problème de KS est le package global, comme dit plus haut. Des mini KS m'iraient très bien (si je suis intéressé, évidemment), genre 1,5 box max et dans l'optique d'un jeu d'affrontement solo/coop/vs, 2 modes. Pourquoi 2 modes ? Parce que je suis devenu un poil flemme (ou un peu plus ^^) et que j'ai moins de temps (surtout). donc 1 mode jeu rapide, facilement sortable, etc. et un autre un peu plus musclé qui pourrait s'étoffer avec le temps et correspondre à d'autres profils de joueurs et moi sur certaines parties.

Et pour les extensions, un truc clef en main avec la/les figs, les règles additionnelles et/ou propres, 1 scénario (nécessitant la boite de base), une nouvelle (dans un cadre cross-média), les stickers (c'est con, mais pour en trouver des raccords, c'est coton)

 

Dans le même ordre d'idée, sur Dust, que j'ai difficilement acheté bien après la bataille et en pièces détachées et éparses, j'ai rapidement pris le Warfare qui correspondait plus à mon ancien style de jeu. Bon... je l'ai peu sorti, faut être honnête. Mais je suis sacrément content de l'avoir et de planifier parties, peintures, conversions et cross-over. Dans le désordre.

 

Donc pour l'instant Wait&See.

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Pfff... moi de toute façon à l'évocation de "post-apo" j'étais déjà foutu...

 

ils sont déjà là... et ils savent ce qu'il y a dans ma tête... je ne vais pas pouvoir leur échapper... 

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Mathieu Gaborit, écrivain de grand talent, roliste, a salué le dernier post de Fred avec des mots super sympa ! 

 

Mathieu Gaborit !  :Souffle:

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Vous cogitez trop : Avec un max de boobs et de teubs à la KDM, ça peut que cartonner. Tu ajoutes des fat ass et hop ça fait du Druuna, avalanche de cash garantie.

Quelques dindons là-dessus et bim tu fais tourner la machine à billets à plein régime.

La méca c'est secondaire.

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Il y a 3 heures, Foussa a dit :

Mathieu Gaborit, écrivain de grand talent, roliste, a salué le dernier post de Fred avec des mots super sympa ! 

 

Mathieu Gaborit !  :Souffle:

 

¬¬

Tant mieux, mais Gaborit, j'arrive pas, j'ai essayé pourtant. Je ne rentre pas dedans. Je n'ai dû finir que les crépusculaires.

Par contre, dans ses romans, il balance plein de développements assez intéressants pour qui veut en faire une adaptation jdr. ça me fait penser aux brèves et marges de Laëlith, mais j'en attends un peu plus d'un roman.

On est quand même loin devant un Weber, où j'ai l'impression de lire tout le temps la même chose et que j'ai carrément arrêté... En plus il m’énerve. Oui, je sais c'est gratuit, mais c'est instinctif.

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Coucou à tous ! Je passe juste par là pour dire que je n'ai pas pu trop venir sur le forum depuis mercredi (<= grosses journées de boulot), et là, bim ! Qu'est-ce que je découvre ? Vous avez rempli le forum de pleins de sujets intéressants et j'ai beaucoup de lecture en retard :). Ce sujet entre autres. 

Z'êtes incorrigibles !...

 

Edrahil faux bougon à ses heures.

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L'illustration est très aguicheuse et le texte de Fred promet beaucoup. Bref ça me met l'eau à la bouche. 

 

En terme de gameplay je verrais bien un jeu de survie avec une partie gestion de son groupe et de son abri et une partie exploration en surface pour récupérer des ressources et croiser les grosses bêtes... Ça donnerait une aventure sympa. 

On ajoute un jeu de rôle avec ça. 

Et une campagne legacy avec des surprises à découvrir. Soit des modifications sur le jeu soit des informations sur le monde ça serait génial. 

 

Bref monsieur Fred Henry on attend la suite avec impatience 

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Tout à fait d'accord avec @Chewy203, mais ça se rapproche beaucoup du concept de KDM. Si c'est le cas, j'aimerais autant kke chose de moins imposant et surtout... moins cher. Mais je ne pense pas que FH vise la démesure de KDM. Pas immédiatement, en tout cas. :D

Clairement, pour jouer avec des enfants, c'est plus facile à sortir qu'une tribu anthropophage qui butte des trucs couverts de boobs avec des bites tentaculaires.

 

Mais plus qu'une "campagne" bien velue, peut-être des scénarios (legacy, donc), sur un format proche des anciens jdr ou d'un The Overlord avec 1-2 encarts en périodique permettraient des sorties plus fréquentes. Le format s'y prêterait, avec 1 nouvelle, 1 partie jdr et 1 autre de résolution sur table.

Un jeu de gestion de ressources/développement sous jacent et/ou indépendant peut être intéressant (façon kubenbois), mais il faut pouvoir le shunter si besoin ou que cette partie n'intéresse pas les joueurs. ça peut très bien être un Add-on. Ou à l'intérieur d'un de ces périodiques.

Je ne parle pas d'un truc entièrement supporté par Mono, mais bien d'un livret qui dégagerait une certaine marge. Mais je ne sais pas si ça serait rentable. On peut même y insérer une fig (ou legacy box), à la façon des "la réplique du Titanic en 92 mois. Ce mois-ci : le timonier endormi". En étant un poil plus respectueux de l’acheteur, merci. ^_^

 

Reste à prévoir une ambiance sonore et une adaptation BD ou DA avant un rachat des droits par Cameron et un passage dans les salles à l'horizon 2030... ou un autre parce qu'il est plus tout jeune.

C'est bordé.

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Premier Contact

13 mai 2021.
Jean-Christophe Arnault,
photographe chasseur d’orages. Mémoires.

"Encore aujourd’hui, je me souviens très précisément de cette nuit-là. La nuit du vendredi 24 au samedi 25 juin 2016. Je m’étais préparé à cette sortie depuis des mois déjà. Depuis qu’Anna, ma compagne, avait surligné de rouge une dizaine de dates sur le calendrier mural. Autant de jours d’astreinte que lui imposait le labo et qui à tout moment menaçaient de me priver d’elle pour la nuit. Même si elle demeurait étonnamment élusive sur le projet que son équipe menait au CERN, j’avais bien compris que chacune des expérimentations demandait un positionnement spécifique des corps célestes, qui expliquait l’invariable fréquence des espaces rougis par le feutre. J’avais donc préparé mon paquetage en prévision du soir où son téléphone sonnerait pour me l’enlever. Il devait être autour de 21 h 00, ce vendredi, lorsque l’appareil se mit à jouer la Marche Impériale (même si elle ne l’a jamais reconnu, il m’a toujours semblé évident que c’est sa passion pour la SF qui, plus jeune, l’a conduite sur les chemins de la physique des particules.).
Vers 23 h 00, je terminais au crépuscule l’installation de mon campement de fortune. Ma tente igloo était solidement fixée au sol et le petit réchaud à gaz ne tarderait pas à faire bouillir le mug de café sur la flamme. Je m’asseyais en tailleur à même l’herbe, pour contempler le vaste tapis végétal du plateau qui surplombait Genève. D’ici, on apercevait les premières lumières de la ville. Je m’étonnais, une fois encore, de l’incroyable préservation des espaces naturels suisses. Alors que le reste de l’Europe de l’Ouest était rongé par le cancer de l’hyper urbanisation, le beau pays helvète semblait demeurer hors du temps. Perdu dans mes pensées, je manipulais machinalement l’objectif hypertrophié de mon Nikon Z7, réglant la focale par automatisme.

Bientôt, le frémissement qui précède l’ébullition parvint à mes oreilles. Je me saisis avec précaution de la tasse brûlante et, alors que je la portai à mes lèvres, je me souviens m’être demandé si déjà Anna et son équipe avaient enclenché le Grand Collisionneur. J’orientais alors mon regard vers l’ouest, en direction du large anneau de bitume qui scarifiait la plaine en contrebas et laissais vagabonder mon imagination. Je me représentais, à quelque deux-cents mètres sous la piste, dans les profondeurs du sous-sol genevois, Anna et les savants troglodytes, penchés sur une kyrielle de consoles tapissées de boutons. Je les imaginais actionner d’innombrables leviers, dans le seul but d’initier le départ d’une folle course entre particules nanoscopiques. Il s’écoula comme cela encore une vingtaine de minutes, durant lesquelles je sirotais mon amer breuvage en laissant libre cours aux spéculations quelque peu romanesques de mon hémisphère droit. C’est à cet instant que le phénomène débuta. Ce sont les effluves d’ozone, portés par une légère brise, qui les premières me sortirent de mes rêveries.

C’est seulement alors que je remarquais que l’atmosphère qui m’entourait s’était sensiblement rafraichie et alourdie d’humidité. L’orage attendu approchait. Je me souviens avoir posé mon gobelet encore tiède pour agripper plus fermement mon appareil. À quelques kilomètres de moi, dans le ciel assombri, juste au-dessus du CERN, un étrange corps nébuleux se formait. J’étais loin d’être un débutant. J’avais déjà photographié une bonne centaine d’orages à cette époque et pourtant, je me sentais mal à l’aise. Quelque chose me tracassait, mais je n’aurais pas su dire quoi. Le vent s’était intensifié. Autour de moi, les feuilles arrachées à leurs branches virevoltaient dans l’obscurité. Il ne s’écoula pas dix minutes avant qu’une véritable tempête se soit levée. Soudain, à ma droite, j’assistais à l’envolée de l’igloo. Une trombe l’avait brusquement arraché au sol et je devais me contenter, impuissant, de suivre du regard sa course vers l’horrible agrégat gazeux. Les premiers éclairs déchirèrent alors le cœur du maelström, illuminant ce paysage apocalyptique d’une déconcertante teinte violacée. Luttant contre le vent qui me frappait de tous côtés au point de menacer mon équilibre, je mitraillais le fantastique corps nuageux, devenu si vaste qu’il s’étendait maintenant bien au-delà de la ville. Dans l’épicentre de la monstruosité atmosphérique, l’activité électromagnétique était proprement affolante. Alors même que ma position en était éloignée, chacun de mes poils se hérissait sous l’action de l’électricité statique. Par trois fois, l’image sur l’écran du Nikon se mit à vaciller et autant de fois, j’ai craint que l’appareil m’ait lâché. Et soudain, le temps d’une fraction de seconde, un éclair plus intense que je n’en avais jamais vu auparavant, déchira littéralement le cœur du magma gazeux. Alors, l’espace d’un instant, j’aperçu au travers de la brèche éphémère quelque chose, et je reste persuadé encore aujourd’hui que ce quelque chose m’aperçut en retour.


Une poignée de minutes plus tard, l’horrible amalgame nuageux s’était dissipé. La tempête avait laissé place à une gentille brise et les émanations d’ozone avaient disparu. Je me trouvais seul, debout au milieu du vaste plateau herbeux, à contempler, las, la voûte céleste totalement dégagée et désormais étincelante d’une myriade d’étoiles. Je ne me rappelle plus du retour vers mon domicile ni des jours qui ont suivi. Je sais seulement que depuis cette nuit, je suis hanté par la vision d'un gigantesque œil à facettes, obsidienne aux reflets écarlate, m’observant le temps d’un clignement, à travers la déchirure fugace de l’espace et du temps".


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Alors déjà, très alléché par les petites infos ! Et le coup des méca qui s"insectisent", c'est vraiment super sympa !

Pour le jeu, j'avais de mon côté pensé à un hack du système de Versus pour mettre en scène des bandes de survivants à une apocalypse qui se mettent sur la gueule pour récupérer de quoi manger, avec une partie gestion de base (en gros, chaque mission amène des points qui peuvent être utilisés pour acheter des bâtiments qui donnent accès à des unités plus balèzes).

Là, si cette future gamme incluait un coop', il faudrait développer une IA bien costaud qui permettrait la même immersion que dans les autres jeux de Monolith (et dans IA, il y a Artificielle, qui peut tout foutre par terre en donnant une sensation "mécanique" (et en même temps, remarque, avec des robots, il peut y avoir des actions répétitives dues à leur programmation)).

Et pour un JDR, ben, je suis dispo 😋

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@Daroul, plus du bio-mécanique. Et il semblerait que le "cœur" de la bête soit vivant et incorpore des matériaux de l'environnement pour se carapaçonner (ici on peut l'écrire ^^).

Sur un principe d'intelligence insectoïde, disons, ce n'est pas délirant d'avoir des réactions prédéfinies, intelligence de l'essaim et autre effet de ruche. La taille du cerveau de l'individu va jouer, mais pas complètement. Donc une IA, why not, il y a pas mal de réactions réflexes chez l'insecte.

 

Par contre, il va peut-être falloir justifier le gigantisme et la parenté avec des espèces endémiques et "minuscules"de notre planète. ou pas, justement. Et dans les 2 cas.

Des effluves de grand ancien en toile de fond...

 

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Moi cette histoire d'œil, ça me fait penser à ça:

Citation

Caïn, ne dormant pas, songeait au pied des monts.
Ayant levé la tête, au fond des cieux funèbres,
Il vit un oeil, tout grand ouvert dans les ténèbres

https://www.poetica.fr/poeme-49/victor-hugo-la-conscience/

 

Et pour en rajouter:

Citation

Science sans conscience égale science de l'inconscience

(celle-là, c'est pas Rabelais)

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Le document qui suit est issu de l’ouvrage "Mémoires de l’Avant", du lieutenant-colonel de gendarmerie Jean-Pierre Durand, alors en poste à Bourganeuf, dans la Creuse.

 

"Le lundi 17 avril 2017 au matin, vers 8 h 15, la brigade a reçu un appel de Mr Armand Le Dantec, agriculteur dans la commune de Faux-Mazuras. L’opératrice qui nous a transféré la communication nous a décrit un interlocuteur visiblement apeuré et probablement éméché. C’est l’adjudant de gendarmerie Friot qui a pris l’appel. 

 

Mr Le Dantec s’exprimait avec difficulté et de façon chaotique, visiblement sous le coup d’une vive émotion. À plusieurs reprises l’adjudant Friot dut lui demander de se calmer, allant jusqu’à lui intimer l’ordre de respirer profondément avant de reprendre le cours de son récit. Apparemment, l’orage de la nuit passée avait fortement endommagé sa grange et partiellement détruit ses cultures. L’adjudant Friot et moi-même décidâmes de prendre un véhicule et de nous rendre sur place pour constater l’ampleur des dégâts et recueillir le témoignage du plaignant. 

 

À 8 h 45, nous arrivâmes sur site. En garant la Clio dans la grande cour intérieure de la ferme, nous pûmes constater qu’une importante partie des tuiles de la toiture sud-ouest de la grange manquait à l’appel. À peine avions nous coupé le moteur que déjà Mr Le Dantec nous avait rejoint. Le teint cramoisi de l’agriculteur et sa forte odeur d’alcool corroboraient la présomption de l’opératrice : l’homme était visiblement saoul et je m’interrogeais sur l’opportunité de procéder à un contrôle d’alcoolémie. 

 

Après les présentations d’usage, je m’enquis auprès de l'agriculteur des raisons de son affolement. Je demandai à Friot de prendre des notes pendant que je mènerais l’interrogatoire. L’homme nous expliqua avoir été réveillé en pleine nuit par le fracas du tonnerre. Celui-ci fut immédiatement suivi d’un tintamarre d’affreux crissements métalliques. « Comm’si qu’on frottait les unes cont’ les aut’es d’énormes plaques de tôles » commenta Mr Le Dantec. Je répliquai qu’avec les bourrasques et la pluie qui avaient frappé la commune cette nuit-là, il n’y avait rien d’étonnant à ce que les tôles de ses appentis se soient envolées. « Et ça m’sieur l’officier, c’est la foudre qui l’a frappé p’t’ê’te ?! ». Mr Le Dantec désignait d'un doigt tremblant l’enceinte nord de la cour dont un pan massif s’était écroulé vers l’extérieur. Derrière, se trouvait une autre cours, plus petite, qui visiblement était utilisée comme casse auto et dont l’activité n’avait à priori jamais été signalées à nos services. Intrigués, Friot et moi-même nous approchâmes des décombres pour constater que le mur avait visiblement été défoncé par un large véhicule. L’engin avait laissé derrière lui une curieuse piste qui traversait le terrain vague, passait au travers d’un second mur d’enceinte lui aussi éboulé, pour finalement se perdre au loin dans les champs, à l’orée de la forêt. 

 

Remontant le tracé jusqu’à la vaste brèche, nous pûmes constater que la piste était constituée d’un large sillon central et d’une série de profonds trous à sa périphérie. Ces derniers étaient de forme parfois cylindrique, parfois parallélépipédique, et présentaient dans leur espacement une régularité quasi-mécanique. Le mur, quant à lui, semblait n’avoir offert que bien peu de résistance à ce qui l’avait traversé. Les grosses pierres qui l’avaient composé s’étaient éparpillées de l’autre côté de la paroi, parfois projetées à plusieurs mètres de distance. La voie faisait bien huit mètres de large, c’est-à-dire légèrement plus que l’envergure de la piste. Je me retournai vers Mr Le Dantec pour le questionner quant à la nature de l’engin qui avait dû été stationné dans sa cour et qui visiblement lui avait été dérobé. J’imaginais qu’il s’était agi d’une sorte de tracteur ou de moissonneuse batteuse, que l’agriculteur entreposait là quand il n’en avait pas l’usage. Je l’interrogeais également sur le vol éventuel de pièces détachées dans le dépotoir. « Mais just’ment M’sieur l’colonel, y’a rien d’aut’ que j’me suis fait voler qu’des vieux morceaux de carrosserie tout merdeux » me répondit-il toujours hagard. Je demeurais dubitatif. L’absence de trace à l’entrée de la ferme faisait de la cour le point de départ logique du véhicule. Si sa présence précédait les faits, il avait donc dû être dérobé à l’agriculteur. Comment Le Dantec pouvait-il ne pas se remémorer la présence chez lui d’un tel engin ? Le tracteur, ou quoi que ce fût, n’était tout de même pas apparu là par magie au milieu la nuit ! Je lui fis part de mon étonnement et sa réponse finit de me convaincre que je ne pourrais rien tirer de lui tant il avait bu. « Mais c’tait pas un engin qu’j’ai aperçu c’te nuit. Dieu m’en est témoin. Je zieutais par la f’nêtre pour savoir c’qui f’sait tout c’ boucan, mais on y voyait goutte. Et tout à coup, un sacré éclair a fait qu’on y a vu comme en plein jour l’temps p’tet’ d’une seconde. Et c’tait pas une machine qu’était là dans la casse à dépiauter les carcasses, Ho non non mon colonnel, c’tait pas une machine, c’tait une bête. Et une qu’c’est pas le bon dieu qui l’a fait naître ». Le vieil homme s’est alors effondré en sanglots, signant ce faisant la fin de l’échange.

 

Je décidai de retourner à mes observations plutôt que de tirer des conclusions hâtives ou d’apporter le moindre crédit aux paroles insensées du paysan. Parmi les éboulis, de l’autre côté de la seconde enceinte, je trouvai un morceau de plaque de métal rouillée. L’une de ses faces était gluante d’une viscosité grumeleuse, noirâtre et malodorante. Je demandai à Friot d’aller me chercher à la voiture un sac à pièces à conviction et l’y glissai soigneusement, décidé à l’étudier plus avant de retour à la brigade. Nous reprîmes notre cheminement le long du sillon à travers les champs de colza, jusqu’à atteindre l'orée du bois. 

 

Ici, la piste était plus nette encore. Fougères, frênes, bouleaux et châtaigniers, toute la végétation avait été renversée au passage de l’engin. Vu du ciel, ce devait être un véritable canal qui désormais traversait la forêt. J’étais abasourdi par la capacité de franchissement de ce que nous poursuivions : plutôt que de se détourner des rochers lorsque ceux-ci s’étaient dressés sur son chemin, le véhicule semblait s’en être accommodé, laissant parfois quelques morceaux de tôle corrodée au passage. Après encore un quart d’heure de cette marche nous décidâmes, bredouilles, de faire demi-tour pour rentrer à la ferme. L’engin avait pris résolument trop d’avance sur nous et rien ne semblait avoir freiné sa progression à travers le bois. De retour à la voiture, je rassurai Mr Le Dantec quant à la volonté de la gendarmerie nationale de mettre la main sur le ou les destructeurs de ses mûrs ainsi que sur le curieux engin qui, prétendument, « ne lui avait pas été volé ». Je demandai à Friot de bien vouloir prendre le volant et passai le trajet du retour à réfléchir à cette curieuse affaire".

 

 

FB_IMG_1545575662279.jpg

Edited by UrShulgi
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Bah du coup, là ça commence comme un bon vieux scénar MEGA.

 

Equipe Delta, déploiement sur zone. Un Protozoaire Malleogryph Agglomérant de catégorie 4 a été aperçu en franche comté. Vous êtes du coin, non, vous Bourdier ? Le récupérer ne devrait pas être un gros problème, ils sont pacifiques. Par contre... Les forces de l'ordre locales ont déjà entamé une enquête. Vous devrez donc veiller à leur concocter un scénario crédible. Merci messieurs, vous pouvez disposer. Ah, j'oubliais, vous disposerez de l'équipement standard, soit une épingle à nourrice et un paquet de chewing-gum, ainsi qu'une transcription de l'épisode 34 de Mac Gyver qui vous indiquera toutes les façons de vous en servir. C'était un bon agent, dommage qu'il ai été séduit par les feux de la rampe.

 

Sinon, le décors se pose. J'espère qu'on aura l'occasion "d'utiliser" les phases qui se dessinent : Rumeurs/Prémices/Total war/Survie. Ça me plait bien. J'aime beaucoup faire jouer les premières phases où les joueurs découvrent un truc et en arrivent à la conclusion : "Oh merde !.. Oh merde !.."

Edited by Helyss
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Il y a 18 heures, Telgar a dit :

Je ne sais pas pourquoi mais j'ai besoin de me lire le rapport du gendarme avec un petit accent du sud-ouest xD

 

Ça fait beaucoup penser aux films américains de série B des années 50, avec des monstres (dont des insectes géants) qui sèment le désordre dans des bourgs de l'Amérique profonde (genre "des monstres attaquent la ville"). Les effets spéciaux cheap a base de tarentule qui se balade dans une maquette ou de fourmi géante en carton pâte, étaient finalement réservés a quelques moments clefs du film, et au final la plupart des scènes étaient des des dialogues entre rednecks caricaturaux, flics faineants, scientifiques mystérieux et le héros que personne ne croit.

 

 

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