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Ariochson

Interprétations des textes d’auteurs

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Il y a sur le forum des sommités sur les ouvres d’howard, sur Batman et autres...

 

moi je n’ai jamais été littéraire, et au lycée un truc qui m’énervait profondément c’était l’analyse de texte...

 

du coup je me suis toujours demandé si ce qu’on faisait dire aux textes d’un auteur mort serait approuvé par lui s’il était encore vivant...

 

pourquoi des fois le poème ne serait pas justifié par « bah c’était joli et il fallait une rime en « ait » du coup je buvais du lait et pas de la bière, rien à voir avec ma petite enfance... »

 

on a des exemples d’interprétations approuvées par l’auteur ? On peut vraiment interpréter des textes sans contexte et/ou dans l’absolu ?

 

(on peut interchanger le choix des mots avec des couleurs en peinture dès qu’il ne s’agIt pas de peinture réaliste.. je n’ai jamais compris comment parler pendant 10 minutes d’un choix de couleur... « bah bleu c’est ma couleur préférée et je n’avais plus de rouge... »)

 

PS : c’est certainement moi qui n’Ait pas la fibre littéraire pour comprendre ça (ou pas la culture adéquate) en aucun cas un jugement de valeur :)

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Il y a 1 heure, Ariochson a dit :

(on peut interchanger le choix des mots avec des couleurs en peinture dès qu’il ne s’agIt pas de peinture réaliste.. je n’ai jamais compris comment parler pendant 10 minutes d’un choix de couleur... « bah bleu c’est ma couleur préférée et je n’avais plus de rouge... »)

J'allais le dire avec tout l'art modernr

"Alors là  l'auteur a fait une mise en abîme de la condition humaine en exposant la dichotomie de la psyché prolétarienne sous le prisme d'une destructuration fondamentaliste"

 

En fait non il trouvait ça joli.

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Ach... Le process artistique...

Il n'y a pas 1 explication. Enfin, si. Mais 1 par auteur, artiste, créateur, etc.

Je ne vais pas parler littérature, enfin pas trop. ça j'en sais rien. par contre, j'ai du commettre du graphisme dans plusieurs domaines et là, j'ai plus d'éléments de réponse. Ceci dit, le généralités marchent pour les deux.

1 - un créateur a besoin de manger -> il produit un truc qui va se vendre, plait à son commendataire, sa clientèle.

2 - un créateur a des humeurs -> ses productions vont évoluer en fonction. ça peut changer du jour au lendemain.

3 - un créateur a des capacités -> il veut dire tel truc, faire passer telle émotion mais ne maitrise pas forcément une douzaine de techniques.

4 - un créateur a des phases de test -> pour pallier son manque de technique dans un domaine, expérimenter.

5 - un créateur est souvent à la dèche -> utilisation de ce qu'il a sous la main ou bon marché.

6 - un créateur a des préférences -> il va utiliser du bleu plutôt que du vert.

 

La dessus, tu rajoute des gens installés, plus ou moins bien friqués qui vont donner une valeur à tout ça. Et l'importance artistique de la chose grandit en parallèle.

Et tu ajoutes les personnes qui étudient la chose. Qui peuvent très bien tomber juste, faire des recoupements avec la bio de l'auteur, des extrapolations. Ces personnes peuvent êtres très compétentes et connaitre l'auteur mieux que lui-même.

 

Concernant l'art moderne. J'y suis aussi assez imperméable, mais... Il m'est arrivé de tomber en arrêt devant une "croute" de traits rouges sur un fond vert. Pourquoi ? Tout simplement parce qu'à ce moment précis, on est entré en résonance. Pour apprécier une œuvre, il faut y mettre un peu de soi même. La même pour le sport, regarder un match de foot me laisse froid, mais pourtant ça semble passionner des foules.

 

Mais souvent l'auteur se fait plaisir et trouve juste ça joli.

 

 

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Il y a 22 heures, Ariochson a dit :

pourquoi des fois le poème ne serait pas justifié par « bah c’était joli et il fallait une rime en « ait » du coup je buvais du lait et pas de la bière, rien à voir avec ma petite enfance... »

 

Freud ne serait pas du tout d'accord avec toi sur ce sujet...

 

Bref, il m'est arrivé de me poser la même question. Et surtout de me demander pourquoi, post mortem, les "analystes" tenaient absolument à décortiquer la pensée du maître.

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Je préviens, je suis parti pris dans l'histoire puisque c'est mon boulot et ma formation...

 

La réponse est simple : oui, on peut analyser un texte ;). Tout le problème vient de ta formulation, je pense : "ce qu’on faisait dire aux textes d’un auteur"

 

Formulé tel quel, on va droit dans le mur : on n'a rien à "faire dire" au texte, c'est le texte qui parle. Oui, le texte, encore plus que l'auteur lui-même d'ailleurs. Du coup, si on veut on peut "faire dire" tout et n'importe quoi à un texte, et là on le trahit. Je peux te prendre n'importe quel texte et mener un long commentaire dessus arrivant à n'importe quelle conclusion sur ce que "veut dire" l'auteur si tu veux - ça n'a aucun intérêt, aucune légitimité... si ce n'est invoquer un auteur reconnu pour justifier sa propre pensée. (l'argument d'autorité) Pioche chez les politicards, chez les dictateurs etc. ils le font tous à un moment. Bref, tu as raison, c'est une hérésie.

 

En revanche, l'analyse littéraire, le commentaire, ce n'est pas "faire dire" quelque chose au texte : c'est "l'écouter" si on veut poursuivre la métaphore.

1 - Comprendre comment il est construit déjà : comment il fonctionne. Un peu comme un mécano devant une belle bagnole qui se dirait : je vais la démonter pour comprendre comment les pièces s'articulent, comment on fait avec toutes ces pièces détachées pour obtenir un tel bijou. On se demande comment, avec juste des mots, les mêmes qu'on utilise nous-même, l'auteur a pu réussir à pondre un truc aussi convainquant / répugnant / émouvant /...

 

2 - Comprendre ce qu'il dit - le sens littéral bien sûr, mais aussi et surtout ses connotations, ses références à d'autres oeuvres, ou sa structure interne qui offrent des éclairages / précisions / nuances sur son sens premier.

 

 

Pour finir et répondre à ton autre question, oui, on a de nombreux exemples d'auteurs qui ont réagi à des analyses littéraires. Ou les ont faites eux-mêmes d'ailleurs.

 

Pérec s'est bien foutu de la gueule des critiques qui ont essayé de "faire dire" quelque chose à son roman "la disparition" par exemple - alors que c'était juste un jeu pour lui.

 

A l'inverse, de nombreux auteurs ont trouvé très justes les analyses d'exégètes sur leurs textes - et souvent ces analyses leur ont permis de comprendre des choses qu'ils n'avaient pas écrites consciemment mais juste perçues confusément (du genre, je préfère ce mot-là à un autre, mais sans savoir pourquoi - et une analyse du texte leur fait comprendre) - les interviews papier ou TV (quand elle est bien menée) donnent plein d'exemples d'auteurs reconnaissants envers ceux qui leur ont expliqué leur propre texte... Pour les auteurs morts, on a des traces de correspondances (regarde celle entre Lovecraft et Smith par exemple) où on a la même chose.

 

 

Le truc, c'est que même inconsciemment, un artiste garde son moyen d'expression, même sous l'emprise de substances (la bière c'est pas assez fort ! ) - on a des brouilons de Vian, Baudelaire, Nerval et autres où on garde la trace de leurs corrections / ratures... même quand l'alcool (graphie relâchée, tâches d'absinthe...) est de la partie. Pour reprendre ton exemple, une rime c'est pas compliqué, ils en ont à la pelle - mais ils travaillent leur texte pour en choisir une en particulier, une qu'ils veulent précisément ou une qui "sonne" mieux à leurs oreilles. Finalement, en analysant, on cherche juste à comprendre pourquoi ça "sonne" mieux.

 

PS : Freud, c'est un médecin. Je ne peux me prononcer sur la valeur médicale de ses travaux, mais d'un point de vue de l'analyse littéraire, c'est juste de la merde en boîte... Regardez son "complexe d'OEdipe" - vous savez, l'envie d'un petit garçon de buter son père pour se marier avec sa mère ? Eh bien, lisez n'importe quelle version du mythe : OEdipe FUIT pour éviter ça ! Aucun complexe, il veut éviter ça à tout prix... Du point de vue littéraire, Freud a fait ce que tu dénonces : il a voulu "faire dire" ce qui l'arrangeait, lui, au mythe - quitte à contredire ledit mythe...  Bref, c'est de la merde :)

Edited by Pirouette
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Il y a 18 heures, Pirouette a dit :

Freud, c'est un médecin.

 j'avais oublié, qu'il était également médecin à force de le voir cité comme le père de la psychanalyse!

 

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